Une journée en or et en argent pour nos athlètes

Une journée en or et en argent pour nos athlètes
La Marocaine Zhor El Kamch a décroché hier samedi la médaille d'or du semi-marathon des 15-emes jeux méditerranéens d'Almeria-2005, en s'imposant dans un temps de 1h 13min 50sec. "Une médaille d'or qui vient garnir mon palmarès, c'est un exploit pour moi. J'ai dominé l'épreuve du départ jusqu'à l'arrivée et je pense que c'est une victoire méritée. Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont soutenue et qui ne cessent de m'encourager pour donner le meilleur de moi-même", a-t-elle déclaré à la MAP au terme de la course.

Elle a également précisé que les jeux d'Almeria constituent pour elle une étape de préparation pour les prochains Championnats du monde de Helsinki où elle compte prendre le départ du marathon cette fois-ci.

"Je vais m'aligner sur le marathon lors des Mondiaux de Helsinki. Ce sera le premier marathon de ma carrière lors d'un championnat du monde et j'ai à coeur de réussir cette nouvelle expérience. J'en ai les moyens et je vais m'entraîner dur à Ifrane pendant toute la période qui nous sépare du voyage de la Finlande pour être prête le jour J ", a-t-elle relevé.

La médaille d'argent de l'épreuve est revenue à l'Italienne Rosaria Console avec un chrono de 1h 15:40, suivie de la Serbo-montenegrine Olivera Jevtic (1h 16:32). Les Marocaines Hafida Narmouch et Fatima Ayachi ont terminé respectivement sixième (1H 18:32) et septième (1H 18:55).

Chez les messieurs, Abdelkbir Lamaâchi a été battu au finish, doublé dans les derniers mètres avant la ligne d'arrivée par l'Algérien Said Belhout qui a réglé la course en 1h 05min 01sec, à quatre secondes du Marocain.

" Il m'a surpris. J'ai franchi la ligne par mes yeux avant l'arrivée, alors que lui (l'Algérien) a pris son temps pour préparer l'attaque" a expliqué Lamaâchi, estimant toutefois que c'est un bon résultat pour lui en perspective des prochaines échéances.

L'Espagnol José Manuel Martinez s'est emparé de la médaille de bronze en 1h 05:12, alors que le Marocain Zaid Laâroussi a terminé huitième (1h 07.10).
Salah Hissou, malade, n'a pas pris le départ de ce semi-marathon.

Au terme de cette performance, le Maroc occupe la cinquième place au classement général provisoire d'athlétisme avec 3 médailles d'or, 5 d'argent et 1 en bronze, derrière la France, l'Espagne, l'Italie et la Grèce, soit une 12e place au classement général, toutes disciplines confondues.

La moisson des athlètes marocains pourrait se conforter par d'autres titres lors des finales programmées en soirée, notamment sur le 5.000m hommes et 1.500m dames.
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# Posté le lundi 04 juillet 2005 16:00

Juniors 2005 : Le Onze national à la 4e place mondiale

Juniors 2005 : Le Onze national à la 4e place mondiale
L'équipe marocaine juniors de football occupe la quatrième place à la 5e édition du championnat du Monde juniors (- 20 ans) qui se déroule aux Pays-Bas, après avoir été battue par son homologue brésilienne (quadruple champion) par deux buts à un (0-1), hier samedi à Utrecht lors d'un match comptant pour le classement de cette compétition.

Les buts de la rencontre ont été inscrits pour le Maroc par Fabio Santos contre son camp (45+2) et pour le Brésil par le même joueur à la 87è et par Edcarlos à la 90e minute.

La sélection marocaine avait perdu en demi finale devant l'équipe nigériane par trois buts à zéro et avait sorti l'Italie par quatre buts à deux au terme de l'épreuve des tirs au but (2-2 après prolongation).

Le onze marocain avait décroché son billet pour les quarts de finale aux dépens du Japon sur le score de un but à zéro. Pour les huitièmes de finale, les Lionceaux de l'Atlas avait terminé le 1-er tour à la tête du groupe C avec six points: une défaite devant l'Espagne (1-3), et deux victoires sur le Honduras (5-0) et le Chili (1-0).

Pour la première fois, le Onze National se hisse à la 4e place mondiale au terme de trois participations. En 1997 lors de l'édition de Malaisie, il a été éliminé au stade des huitièmes de finale par l'Irlande après prolongation par "le but en or" ou mort subite.
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# Posté le lundi 04 juillet 2005 15:59

Une skieuse marocaine souhaite briller de mille feux

Une skieuse marocaine souhaite briller de mille feux
JO d'hiver de Turin (2006)

La skieuse marocaine, Sarah Ben Mansour, qui réside à Anvers (Belgique), souhaite briller de mille feux et représenter dignement le Royaume lors des Jeux Olympiques d'hiver 2006 prévus à Turin, en Italie.

Sarah, 18 ans, qui sera la première skieuse africaine à participer aux Jeux Olympiques d'hiver, avait débuté la pratique du Ski international durant la saison 2002-2003. Déjà à la fin de sa première saison, elle avait réussi à franchir les normes olympiques minimales pour l'édition de Turin 2006.

L'étoile de la jeune marocaine a déjà brillé lors de plusieurs manifestations sportives aux niveaux national et international.

Outre sa brillante prestation à des compétitions organisées à L'Oukaïmeden au Maroc (vainqueur de la Coupe de l'Amitié comptant pour le Grand Prix S.A.R. le Prince Moulay Rachid), Sarah s'est en effet distinguée lors de différentes manifestations internationales: championne des Vosges (France) dans la catégorie minimes (2001-2002), 10e aux championnats du monde juniors à Maribor (Slovénie), 3e et 8e aux championnats nationaux d'Espagne, à Sierra Nevada en 2004.

Après ces succès, la jeune marocaine a réussi à améliorer son classement au niveau mondial et à présenter un bulletin de deux prestations minimales olympiques pour participer aux prochains Jeux Olympiques de Turin.

Depuis la saison 2004-2005, elle avait participé à plusieurs stages supervisés par la Fédération internationale de Ski, et ce, après avoir été sélectionnée parmi les skieurs ayant réalisé un total de 50 ou 120 points en slalom et Slalom géant. La jeune marocaine est consciente de l'énormité de la mission qui l'attend lors de l'édition du Turin.

# Posté le lundi 04 juillet 2005 15:57

Participation marocaine : Palmarès

Participation marocaine : Palmarès
Une delegation forte de 223 personnes, athlètes et encadrants confondus, a représenté le Maroc à la 15e édition des Jeux méditerranéens qui ont eu lieu à Almeria (Espagne), du 23 juin au 3 juillet.

Engagés dans 15 disciplines (athlétisme, football, basket-ball, boxe, golf, judo, karaté, natation, pétanque, boules, équitation, tennis, tir, beach-volley et handisports), les sportifs marocains n'ont pu ramener que 12 médailles, dont dix dans les compétitions d'athlétisme (3 en or, 6 en argent et 1 en bronze), et deux bronze dans la boxe et le judo.

Avec cette modeste moisson, le total des médailles décrochées par le Maroc depuis la première édition de Beyrouth 1959, s'est élevé à 175 médailles, dont 47 en or, 50 en argent et 78 en bronze. Dans ce butin, l'athlétisme se taille la part du lion avec un total de 87 médailles (34 en or, 28 en argent et 25 en bronze).

Le boxeur Ahmed Ben Mohamed et l'athlète Bakir Banaissa (marathon) détiennent les premières médailles d'or marocaines aux Jeux méditerranéens, décrochées en 1959 à Beyrouth, un exploit que le marathonien Benaissa Bakir avait réédité en 1963 à Naples (Italie).

En athlétisme, le légendaire Said Aouita est le plus titré à ce niveau avec quatre médailles d'or et une de bronze (800 m, 1500m, et 3000 steeples), suivi de Nezha Bidouane avec 3 médailles d'or (400 m haies), Brahim Boulami (2 en or, 3000 m) et Asmaa Laghzaoui (1 en or et 3 en argent, 10.000 et 5000 m).
La boxe est la deuxième discipline la plus prolifique, tant au niveau des Jeux olympiques que méditerranéens, avec une moisson de 9 médailles en or, 10 en argent et 24 en bronze. Le boxeur Abdelhaq Achik (57 kg) a remporté, à deux reprises, le métal précieux et une fois le bronze, devant Kamal Marjouane (60 kg), deux fois champion de sa catégorie.

Le tennis, sorti bredouille de l'actuelle édition, s'est également distingué en décrochant 3 médailles d'or (Arafa Chekrouni, Younes El Aynaoui et Bahia Mouhtassine), une en argent et 4 en bronze.

Au niveau des sports collectifs, le rugby est le premier à offrir au Maroc une médaille (bronze), en 1979 à Split (ex-Yougoslavie). L'équipe nationale était alors composée, entre autres, des frères Aziz et Nacer Bougja et Mustapha Jelti. Le football est le seul sport collectif à obtenir une médaille d'or, en 1983 à Casablanca, en plus du bronze en 1991 à Athènes. Mais, la participation de l'équipe marocaine à Almeria-2005 a été décevante après sa défaite de dernière minute face à la Libye par 4 tirs au but 3 (1-1 au temps réglementaire) en match de classement.

L'athlétisme, la boxe, le tennis et le football sont donc les seules disciplines sportives à monter sur la plus haute marche du podium des jeux méditerranéens.
L'édition de Lattaquié-1987 (Syrie) reste, toutefois, la plus prolifique pour le sport marocain avec une moisson de 20 médailles (9 en or, 8 en argent et 3 en bronze), suivie de celle de Casablanca-1983 (21 médailles: 8 en or, 5 en argent et 8 en bronze) et celle de Languedoc-Roussillon 1993 (27 médailles: 7 en or, 7 en argent et 13 en bronze).

Par contre, les Jeux de 1979, disputés à Split, restent le mauvais souvenir dans la participation marocaine avec seulement deux médailles d'argent du judoka Mohamed Belattar et du lutteur Ali Lachguer, et 3 en bronze obtenues par le cycliste Mustapha Nejjari, le boxeur Noureddine Sekmani et l'équipe nationale de rugby.

Au cours de trois éditions, les sportifs marocains n'ont pas pu décrocher l'or, à savoir Izmir-1971, Alger-1975 et Split-1979. Parmi les sports qui se sont illustrés au fil des éditions mais sans parvenir à obtenir le métal précieux, figurent le judo (2 en argent et 10 en bronze), la lutte (6 en argent) et le cyclisme (8 en bronze).
Voici, par ailleurs, le palmarès de la participation marocaine aux JM:

Beyrouth-1959.
Naples-1963.
Tunis-1967.
Ezmir-1971.
Alger-1975.
Split-1979.
Casablanca-1983.
Lattaquié-1987.
Athènes-1991.
Lang-Duc-1993.
Bari-1997.
Tunis-2001.
Almeria 2005.

# Posté le lundi 04 juillet 2005 15:56

Crise à l'équipe nationale

Crise à l'équipe nationale
Baddou Zaki a trop d'autorité... ou pas assez. C'est en tout cas ce que laisse penser la confrontation, aujourd'hui déclarée entre l'entraîneur et son capitaine, Noureddine Naybet. à quelques matchs de la coupe du monde, c'est inquiétant...

Samedi 18 juillet 2005. Stade Nyanyo de Nairobi. Le Maroc affronte le Kenya. Rencontre ô combien cruciale pour une qualification pour le mondial allemand. Devant un public nombreux et surexcité par l'arrivée des Lions de l'Atlas (il y aura un mort parmi les supporters kenyans), la composition de l'équipe marocaine confirme les rumeurs : Nouredinne Naybet est écarté par Zaki. Le capitaine suit le match à partir des gradins. Il ne fait même pas partie des remplaçants. Avant la rencontre et à la mi-temps, Naybet se rend dans les vestiaires pour crier haut et fort "Vous devez rester concentrés, vous ne jouez ni pour moi ni pour Zaki, vous jouez pour votre pays".

Depuis, le match Zaki/Naybet alimente les discussions. Les déclarations fusent, mais tout le monde réclame l'anonymat. De retour au Maroc, le sélectionneur explique son choix sur les ondes de la TVM : "Naybet n'était pas en forme. D'ailleurs vous avez bien vu qu'il ne l'était pas non plus lors du dernier match contre le Malawi". Naybet réplique : "je me suis bien préparé. Les raisons avancées ne sont que des excuses". Il va même jusqu'à critiquer la manière avec laquelle l'équipe a évolué. "Aucune tactique ni profondeur dans le jeu". Le capitaine n'outrepasse-t-il pas sa fonction ? Après tout, une sélection nationale de foot n'a pas à être une démocratie. L'entraîneur est le maître à bord, c'est la règle. Mais Naybet a 140 sélections dans les talons, sa légitimité lui permet, lui aussi, des coups de gueule.

Le bras de fer entre les deux hommes ne date d'ailleurs pas d'aujourd'hui. Selon une source proche de l'équipe, "il y a déjà eu un clash après Maroc/Malawi. Alors que le coach déclare qu'il est satisfait, son capitaine affirme le contraire. Zaki ne l'aurait pas apprécié". Deuxième clash (TelQuel n°181) : les deux hommes en viennent aux mains, dans un grand hôtel de la capitale. Il faut l'intervention de la sécurité pour calmer les esprits. Naybet prend la défense de Amine Erbati qui reçoit une prime inférieure à celle perçue par les autres (seuls les 18 joueurs inscrits sur la feuille de match touchent la même somme, les autres devant se contenter de la moitié). Le troisième clash survient à propos de la concentration aux émirats Arabes Unis. Avant le départ, Naybet exprime son désaccord sur le lieu choisi. "Il est inconcevable de préparer un match aussi important dans des conditions totalement différentes de celles dans lesquelles va se jouer la rencontre". Il est vrai que ce choix est discuté par les observateurs et les spécialistes. Selon le journaliste sportif Mohamed Benarbia "il ne faut pas être un expert pour savoir qu'une concentration aux émirats n'est pas vraiment appropriée. Le climat y est humide alors qu'au Kenya le climat est sec, et nous jouons en altitude. Il aurait été plus judicieux d'opter pour Ifrane".

Mais Zaki se défend : "Le choix était approprié. Les conditions étaient impeccables. De plus on n'avait que 3 heures de vol pour le Kenya. à partir du Maroc, c'est 18 heures de vol qui nous attendaient. Les joueurs auraient été crevés". Du côté de la fédération, un dirigeant, sous couvert d'anonymat lui aussi, ne nie pas "la mésentente entre les deux hommes concernant ce choix" et va jusqu'à lâcher que "cette décision était une erreur". Dernier clash en date : lors de cette même concentration, Zaki programme une séance de musculation. Ce n'est pas du goût de Naybet, qui estime que les joueurs sont déjà fatigués par une saison éprouvante.

Faut-il donner raison à l'entraîneur ou au capitaine ? Ce que tout cela nous apprend, en tout cas, c'est l'ambiance qui règne au sein de l'équipe et les conditions dans lesquelles elle évolue. Ce qui expliquerait le résultat nul, relativement décevant du match Maroc-Kenya. Selon diverses sources, "la tension date déjà de quelques semaines".

On parle aussi beaucoup de l'éviction de l'entraîneur ajoint Abdelghani Naciri, malade selon Zaki. Des sources proches de l'équipe nationale avancent que, dépressif, Naciri a été "écarté par Housni Benslimane lui-même". Joint par téléphone, Naciri nous a déclaré : "Zaki est un frère et un ami, mais qu'il produise un seul papier prouvant que je suis malade". Le Dr. Boujemaa Zahi, médecin de l'équipe nationale, tranche : "Naciri est bien passé par de mauvais moments, mais aujourd'hui, il est rétabli et prêt à revenir".

Où est le problème, alors ? Selon une source proche des deux hommes, "Naciri criait sur tous les toits que c'était lui la tête pensante de l'équipe. Zaki en a eu vent et n'a pas apprécié". Ranc½ur personnelle, ou réaction du chef qui ne saurait admettre que son autorité soit remise en question, au risque de déstabiliser l'équipe ? Les interprétations sont ouvertes.

De manière générale, la fronde ouverte contre Zaki se fonde sur l'argument suivant, maintes fois recueilli : "Quand on entraîne une équipe entièrement faite de professionnels, il faut savoir leur laisser une marge de manoeuvre". Jusqu'à quel point ? Une marge de man½uvre incontrôlée pourrait aussi pousser certains professionnels à avoir des comportements de diva, ce qui nuirait fortement à la cohésion de l'équipe... Ainsi, quand Zaki lâche à Safri, après un match guère concluant "tu ne fais que marcher sur le ballon", Safri répond : "c'est toi qui n'arrêtes pas de nous marcher dessus, depuis que tu es arrivé". Ras-le-bol justifié, ou rébellion contre l'autorité de l'entraîneur ?

Quoi qu'il en soit, les tensions au sein de l'équipe nationale sont vives. Cela ne peut que nuire à son moral, donc à son rendement. à quelques matchs de la qualification (ou de la disqualification) de la Coupe d'Afrique et de la Coupe du monde 2006, c'est en tout cas une situation de crise. C'est aussi la responsabilité de l'entraîneur que d'apaiser les choses. Mais pour ce faire, il a besoin d'une autorité et d'une légitimité incontestée. La dessus, pas de problème : Zaki a été personnellement choisi par le roi. Problème : le leader de la fronde, Naybet, se réclame lui aussi de la sympathie de Mohammed VI, et ce depuis qu'il était prince héritier. à l'heure où nous mettons sous presse, une rumeur circulait avec beaucoup d'insistance : Housni Benslimane, patron de la fédération de foot, s'apprêtait à convoquer les deux hommes pour une réconciliation. La suite, bientôt.

# Posté le dimanche 03 juillet 2005 11:45

Modifié le lundi 04 juillet 2005 16:32